Test Delf B2 avec Corrigés

Partie 1 COMPRÉHENSION DE L’ORAL

25 points

Répondez aux questions en cochant ( Æ) la bonne réponse, ou en écrivant l’information demandée.

  • Exercice 1                                                                                          

Vous allez entendre une seule fois un enregistrement sonore de 1 minute 40 environ.

Vous aurez tout d’abord 1 minute pour lire les questions. Après l’enregistrement vous aurez 3 minutes pour répondre aux questions. Répondez en cochant (Æ) la bonne réponse. Lisez maintenant les questions.

  1. « Initiative Océane » est une opération qui vise à :
  2. nettoyer les plages.
  3. promouvoir le surf.
  4. lutter contre l’érosion des dunes.

 

  1. Le nombre de personnes qui ont participé à l’opération était de :

o            5 050.

o            550 000.

o            5 500.

 

  1. L’an dernier cette opération s’est déroulée dans 11 pays :
  2. d’Europe, d’Amérique et dans les Dom Tom.
  3. d’Europe, d’Afrique et dans les Dom Tom.
  4. d’Amérique, d’Afrique et dans les Dom Tom.

 

  1. L’opération est l’occasion de sensibiliser les bénévoles :
  2. aux dangers de la mer.
  3. au recyclage des ordures.
  4. aux espèces en voie de disparition.

 

  1. On trouve le nombre le plus important de déchets dans :
  2. le golfe du Lion.
  3. la Mer du Nord.
  4. la Méditerranée.

 

  • Exercice 2                                                                                                 20 points

Vous allez entendre 2 fois un enregistrement sonore de 3 minutes environ.

Vous aurez tout d’abord 1 minute pour lire les questions. Puis vous écouterez une première fois l’enregistrement. Concentrez-vous sur le document. Ne cherchez pas à prendre de notes.

Vous aurez ensuite 3 minutes pour commencer à répondre aux questions. Vous écouterez une deuxième fois l’enregistrement.

Vous aurez encore 5 minutes pour compléter vos réponses.

 

  1. Combien y a-t-il de langues parlées dans le monde aujourd’hui ?                                                      1 point

 

 
   
  1. Depuis un siècle, ce nombre :                                                                                                         1 point
  2. a diminué.
  3. a augmenté.
  4. est resté stable.

 

  1. Quelles sont les langues officielles des Nations Unies ?                                                                  2 points

 

  1. Quels organes de l’ONU utilisent ces 6 langues comme langues officielles et langues de travail ?       1 point

 

 
   
  1. Parmi ces langues, quelle est la place particulière du français et de l’anglais ?                                1,5 point

 

 
   
  1. a) Quelle est la fonction de Louis-Dominique Ouedarogo aux Nations Unies ?                                   1 point

 

 
   

b) Sur quel sujet a-t-il particulièrement travaillé ?                                                                              1 point

 
   
  1. Selon lui, l’utilisation des langues dans les différentes agences de l’ONU est :                                 1,5 point
  2. cohérente.
  3. peu cohérente.
  4. on ne sait pas.

 

  1. Quelle organisation des Nations Unies a une seule langue officielle ?                                             1,5 point

Nom de l’organisation :                                                                                                      

 

La langue officielle est :                                                        depuis :                                 

 

  1. Quelle situation provoque l’étonnement de la présentatrice ?                                                          1,5 point

 

 
   
  1. Selon Louis-Dominique Ouédragogo, la première raison qui explique cette situation est d’ordre :        1 point
  2. politique
  3. économique
  4. historique et technique

 

  1. a) Qu’appelle-t-on « interprétation consécutive » ?                                                                         1,5 point

 

 
   

b) À quelle autre technique d’interprétation l’oppose-t-on ici ?                                                           1 point

 

 
   
  1. Une deuxième raison a conduit à limiter le nombre des langues de travail ? Laquelle ?                    1,5 point

 

 
   

 

Partie 2 COMPRÉHENSION DES ÉCRITS

25 points

 

C'est un phénomène unique dans l'histoire française, né d'une conjonction particulièrement favorable de la démographie et de l'économie plus rare que l'on sait déjà qu'il ne pourra pas durer. Ce phénomène, c'est l'apparition d'une génération inédite. Née entre 1936 et 1950, elle fête aujourd'hui ses 50-55 ou 65 ans et paraît en tout point hors norme. D'abord, parce qu'elle est fort nombreuse. Ces plus de 55 ans, qui furent les petits Français babillants du baby- boom de l'après-guerre, représentent aujourd'hui 16 millions de nos compatriotes, soit 20 % de la population ! (...)

Mais ces nouveaux seniors ne sont pas vieux, ou tout au moins ne se sentent pas âgés. Contrairement à leurs aînés, partis à la retraite souvent usés par le travail et les problèmes de santé, les sexagénaires d'aujourd'hui ont à peine quelques mèches grises. Ils sont en général bien portants, soucieux de leur apparence, avides de loisirs, de voyages et  de sport... (...)

Il est donc de plus en plus anachronique de ne voir en la vieillesse qu'une image morbide de rigidité, de conservatisme et de décrépitude. Les sexagénaires sont jeunes. Et fringants. Que vont-ils donc faire ? Prendre leur retraite, comme la loi le leur permet ? Ou s'obstiner à garder les rênes de leurs entreprises, à occuper les postes d'administrateurs et les sièges électifs ? (...)

Et, en France, la classe politique pourrait bien ressembler, tout du moins en nombre d'années, à un « pouvoir gris ». Plus de la moitié des sénateurs ont plus de 60 ans, l'âge moyen des maires de communes de plus de 3 500 habitants est de  54  ans.  Idem pour ceux qui les élisent. Alors qu'ils représentent 20 % de la population, les retraités forment déjà  30 % des électeurs. Bref, la démocratie a les tempes blanchies. Or, quand les papy-boomers seront à la retraite, ils auront encore plus de temps. Ne vont-ils pas accaparer les affaires publiques à leur avantage ? Faut-il redouter une gérontocratie à la française ? « Fantasme ! » Jean-Philippe Viriot-Durandal, maître de conférences en sociologie à l'université de Franche-Comté, en est convaincu. Vieux ne veut pas forcément dire réac. Il en veut pour preuve deux exemples, décortiqués dans son livre. D'abord, la dernière élection présidentielle, où le vote pour le Front national fut autant le fait des jeunes électeurs que de leurs aînés. La preuve aussi avec l'adoption de l'euro. « Six mois après l'introduction définitive de la monnaie unique européenne, les nostalgiques du franc étaient à peine plus nombreux chez les plus de 65 ans que dans l'ensemble de la population – 53 %, contre 48 % », écrit le sociologue. Qui ajoute que

« l'opposition entre les jeunes générations, ouvertes sur le monde et sur l'avenir, et les anciennes, rétives au changement et réfractaires à la nouveauté », ne serait que caricature.

(...) Ajoutons, pour parfaire ce tableau, que ces seniors ont reçu de la science la perspective d'un quart de siècle de longévité supplémentaire traversé en relative bonne santé. « À 60 ans aujourd'hui, on a encore devant soi vingt-cinq, voire trente années », explique Patrice Leclerc, responsable du programme personnes âgées à la Fondation de France. Tous se disent actifs, se sentent jeunes et le sont. » Toniques, les papy-boomers sont formatés pour le changement. Leur histoire est en effet aussi celle de la fin des certitudes. (...) Une génération décrispée pour laquelle il est devenu presque banal de refaire sa vie largement passé l'âge de la retraite et tout aussi courant que ces nouveaux amoureux conservent chacun son logement. Les papy-boomers sont individualistes, ce sont d'ailleurs eux qui ont mis en vogue le concept.  (...)

Alors, que faut-il attendre de cette génération si nombreuse et si peu connue ? « La société française ne s'est jamais demandé comment accompagner le vieillissement inexorable de sa population, analyse Patrice Leclerc, de la Fondation de France. Le vieillissement était jusqu'il y a peu une stricte affaire de famille. » Or, aujourd'hui, c'est un défi massif lancé à notre pays. Déjà, les problèmes s'accumulent. De la prise en charge des personnes âgées dépendantes - « dans vingt ans, il y aura 2 400 000 personnes âgées de plus de 85 ans », rappelle volontiers Hubert Falco, secrétaire d'État aux Personnes âgées - au financement des retraites, les solutions manquent. Faute d'y avoir réfléchi, car la recherche sur les conséquences sociales du vieillissement reste limitée. Surtout éviter d'y penser...

Pourtant, en 2006, le choc démographique sera rude. C'est l'année où les centaines de milliers de baby-boomers, nés lors du pic des naissances de 1946, arriveront à la retraite. C'est bientôt Catherine Golliau et Émilie Lanez - © Le Point 03/10/03h

 

Donnez deux éléments qui permettent de penser que le pourcentage de retraités dans la classe politique française augmentera dans un avenir proche.

............................................................................................................................................................................................................................................

 

  1. Quel est le ton des journalistes quand elles concluent : « Surtout éviter d’y penser » ? Cochez la bonne réponse     1 point
    • polémique
    • ironique
  2. dubitatif

 

Relevez trois caractéristiques qui distinguent les papy-boomers de la génération qui les a précédés.

..................................................................................................................................................

Quels nuages pèsent sur l’horizon 2006 ?

............................................................................................................................................................

Exercice 2 :

 

Conservation ou exploitation ? Le débat n'est pas nouveau. Il commence même déjà à dater. Les éternels affrontements entre ceux qui militent pour la protection inconditionnelle de sanctuaires naturels et ceux qui défendent les intérêts économiques des compagnies forestières semblent même passés de mode. Une voie médiane commence à s'imposer entre deux points de vue jugés longtemps inconciliables. Mais au rythme auquel les forêts tropicales se dégradent, il devient urgent de traduire sur le terrain une politique propre à pérenniser les ressources forestières.

Sur le continent africain, qui recèle un cinquième des forêts tropicales du monde, il est délicat d'établir un palmarès des risques que connaissent les zones exposées. La prolifération de la culture sur brûlis a largement dégradé la forêt ivoirienne alors que le Gabon a plus à craindre de l'ouverture de son couvert forestier à l'exploitation industrielle du bois. La construction de routes et d'infrastructures dans les forêts entraîne le plus souvent un afflux de population incontrôlable, ce qui ne fait qu'accroître le déboisement.

Mais ce n'est pas là le seul effet secondaire. La chasse est également liée à l'exploitation forestière, le commerce du gibier offrant des possibilités lucratives. Un ouvrier forestier peut doubler son salaire en braconnant un chimpanzé, et le percement des routes permet d'écouler les produits de la chasse vers les grandes villes où un marché florissant se développe.

L'exploitation est la plupart du temps confiée à des sociétés privées européennes ou asiatiques. En règle générale, l'exploitation sélective qui en résulte n'entraîne pas de déboisement massif. Et une forêt bien aménagée pourra ultérieurement fournir une nouvelle récolte de bois. Cependant dans certains cas, les exploitants veulent rentabiliser  leur concession au maximum et dans des délais beaucoup trop courts d'un point de vue écologique. Reprochant aux autorités administratives l'absence de politique forestière à long terme, ils profitent de la durée de leurs permis pour exploiter sans discernement tout ce qui peut se vendre afin d'accroître leurs marges bénéficiaires.

D'autre part les pays détenant une partie de la forêt tropicale en font une source de revenus optimale à court terme. Pour ces États qui croulent sous le poids d'une dette extérieure souvent insoutenable, les revenus sylvicoles en devises constituent une part importante de leur budget et de leur produit intérieur brut. Créatrice d'emplois, la filière permet aussi de rééquilibrer une balance commerciale souvent désavantageuse, tout en diversifiant les activités locales. Reste que la bonne gouvernance apparaît comme un facteur capital pour l'avenir de la forêt. Dans certains pays, la prise de décision est aux mains d'un petit groupe de personnes ou de clans au sein du gouvernement qui considèrent les forêts primaires comme une source de revenus personnel à court terme, ce qui entraîne la conclusion de contrats rapportant principalement des bénéfices à l'investisseur et à certains fonctionnaires. La corruption se ressent à différents niveaux: les salaires sont si bas que les employés sont tentés d'accepter des pots-de-vin pour approuver des plans d'exploitation qu'ils n'ont jamais vus.

Face à cette pression du marché doublée d'une absence de contrôle rationnel, la forêt est-elle condamnée ? Pas forcément, mais il ne s'agit pas de sous-estimer la menace. Plusieurs pays ont commencé à appliquer les principes d'une gestion intelligente d'une ressource longtemps considérée comme inépuisable. Simultanément des forestiers se convertissent à l'aménagement afin de procéder à une exploitation sylvicole rationnelle. Reste à faire de ces principes une règle pour tous. Sinon le poumon de la terre continuera inexorablement à disparaître. Au rythme d'une vingtaine de terrains de football par minute.

Jeune Afrique, 30 mai 2000

 

Répondez aux questions en cochant la bonne réponse.

 

  1. L'idée principale du premier paragraphe est que :                                                                            1 point
  2. la conservation et l'exploitation des forêts sont incompatibles.
    • le débat entre écologistes et exploitants forestiers n'a pas d'issue.
  3. on peut concilier la conservation et l'exploitation des forêts.
  4. les exploitants forestiers ne sont sensibles qu'à l'appât du gain.

 

  1. Le deuxième paragraphe signifie que :                                                                                            1 point
  2. les risques que connaissent les zones exposées sont les mêmes partout.
    • le classement des risques selon leur gravité est indispensable.
  3. les pays sont classés en fonction de l'intensité du déboisement qu'ils subissent.
  4. les risques et leur gravité varient d'un pays à l'autre.
 

 

  1. Dans ce même paragraphe, l'auteur estime que l'ouverture des routes :                                            1 point
    • facilite l'aménagement des forêts.
  2. favorise la chasse du gibier.
  3. permet de vendre le gibier plus facilement.
  4. est une activité lucrative.

 

  1. Dans le troisième paragraphe, la plupart des exploitants...                                                               1 point
    • ont une vision à court terme de la rentabilisation des forêts.
  2. préconisent une rentabilisation progressive des forêts.
  3. soutiennent la politique forestière locale.
  4. défendent une exploitation écologique de la forêt.

 

  1. Dans le quatrième paragraphe l'auteur du texte estime que le déboisement abusif dans certains pays africains :     1 point
    • est la seule responsabilité des exploitants forestiers.
  2. est dû au manque de vision des chefs d'État qui ne sont pas concernés par l'environnement.
  3. est lié à la pauvreté du pays et parfois à la corruption de certains fonctionnaires.
  4. contribue à accroître le déficit budgétaire de la nation.

 

  1. D'après vous, l'auteur de l'article :                                                                                                   1 point
    • prend position.
  2. reste neutre.
  3. se veut allusif.
  4. cherche la confrontation.

 

Justifiez votre réponse en relevant une expression du texte.                                                                 1 point

 

 
   

 

  1. Répondez aux questions suivantes avec vos propres mots :                                             2 points par réponse

 

  1. Expliquez le choix du titre « Le compte à rebours ».
 
   
 
   

THƯ VIỆN LIÊN QUAN

ĐĂNG KÝ TƯ VẤN KHÓA HỌC

https://zalo.me/567727745547533481